éditions

Librarioli n°Conapt

 

publié par le collectif SILO

142 pages

350 ex. Offset

Graphisme : Celestin Krier et Cyril Makhoul

 

Le numéro C pour Conapt, néologisme inventé par l'écrivain de science-fiction Philip K.Dick pour désigner les appartements des protagonistes de ses romans, abordera la question de l'habitat, de l'architecture et de la cybernétique, de l'hospitalité, de la pièce The House of the Dust d'Alison Knowles, des objets connectés et bien d'autre sujets encore. Ce numéro a été élaboré avec le soutien du programme de recherche Art By Translation. 

 

Avec les contributions d'A Constructed World, Lauren Sanchez Calero, Nabil Tazi, Anthony Divad et Jacques Delon, Adrien Conq, Clara Pacotte, Féodor Kaufmann, Léticia Chanliau, Iommy Sanchez, Tyler Coburn, Gabriel Fabry, Liz Laplassotte, Ariel Kyrou (alias Léo De Javel), Nicolas Giraud, Alexia Foubert, Anouchka Oler et Roxanne Maillet, Lou Masduraud et Antoine Bellini avec Félicité Landrivion, Maud Jacquin et Sébastien Pluot, et Jagna Ciuchta.

TRILOGIE SOUTERRAINE

 

publié par le collectif SILO

 

BB18R, Sous le Tunnel La Plage et BASTE!, trois textes écrits d'une année à l'autre qui témoignent à leur façon, de la formation d'un groupe. Trois temps, trois évènements, racontés à plusieurs personnes, du Je au Nous, du Nous au Ils.

 

2014 - Lyon - Six-cent mètres de câble, une caméra, deux micros, un égout, un touret.

BB18R - ou Be Back Later, est une performance pensée par Théo Revelen-Bernard, Matthieu Reynaud, Perrine Forest, et Lou-Maria Le Brusq, réalisée le seize avril deux-mille-quatorze par eux-mêmes et avec l’aide de Simon Chambon-Andréani au Lavoir Public, à Lyon. Une descente souterraine impulsée par l’image de la luciole, suggérée ici, comme les corps de Pasolini, par l’un d’entre-nous. Mais aussi par le Manuel du Guérillero Urbain de Carlos Marighella, Le Sabotage d’Émile Pouget et Contribution à la Guerre en Cours, de Tiqqun, que l’on retrouve fragmentés, dispersés, tout comme les individualités qui peuplent ce souterrain. Cut-Up non-hystérique et réfléchi, pensée multiple et partagée d’une ébauche de ce qui deviendra ensuite, Silo.

 

2015 - Sous terre - Un soir d’avril, un tunnel loin sous le niveau de la mer, résonne. MTUA joue, seul, au fond d’un boyaux sombre, quelques spectateurs amassés devant les vagues sonores du musicien. Le Je du narrateur y est absent, et tente de re-composer l’expérience. Aux prémices du texte, un échange entre Théo et Lou-Maria, elle se substituant à lui par l’écriture. Les points de vues se mêlent pour former un témoignage incertain, néanmoins affirmé par l’assertivité des mots. Le narrateur s’immice dans un réel qui ne lui appartient pas, faisant corps avec cette foule réunie par l’invitation, et fantasme le groupe aux yeux fermés. La métaphore du navire commence à apparaitre, les volontés se croisent et composent en négatif un projet en devenir.

 

2016 - Bruxelles - Après un Éclat d’un mois, en septembre deux-mille-quinze, première réunion à la cave coopérative de Cannes-et-Clairan, le groupe est séparé. Une nouvelle façon de concevoir le travail collectif s’amorce : il faut se répandre sur des canaux de communications encore peu fréquentés et organiser la tempête à venir. Un temps. Réunis au Cinéma Nova, le six juin deux-mille-seize, pour lancer le navire, Baste! comme un pamphlet. Baste! comme une rouste distribuée à la volée. Baste! pour mettre fin à quelque chose, Baste! pour l’établissement d’un nouvel ordre. Révolution interne et douce, officielle aux yeux du monde mais toujours officieuse au sein du groupe. Baste! oral comme un Ouste!, une ouverture, une projection vers l’extérieur, Baste! placardée sur les murs de vos villes, dans vos salons, vos toilettes, partout, Baste! pour toujours ! 

 

 

11,5cm par 21,5cm, 48 pages cousues composées manuellement en Vendôme, Caravelle et Chambord par Natalia Paez Passaquin, Milan Fournier Novak & Théo Revelen Bernard ainsi qu'en caractères numériques Allegrya et Formata par Roxanne Maillet et Lou Maria Le Brusq. Foulé à 210 exemplaires sur du papier Saville Row Plain 200g et Arcoprint 120g à l'aide d'une Heidelberg OFMI et dupliqué à l'aide d'une Riso.

Librarioli n°Babillage

 

publié par le collectif SILO

96 pages

350 ex. Offset

graphisme : Cyril Makhoul & Celestin Krier

 

Babillage, le mot provient de l’onomatopée BAB que produit le mouvement des lèvres hésitantes. Mais le BAB de babillage c’est aussi le BAB associé au radical hébreu BBL, de Babel. Babel, la ville où se confondaient tous les langages.

 

Babiller peut signifier parler beaucoup à propos de rien, sans cohérence de vocabulaire, comme un enfant. C'est parler pour ne rien dire, c'est le son avant le sens. Un borborygme dénué de signification. Mais il n'est pas rare de vouloir chercher une justification sensée à des ribambelles de signes juxtaposés les uns aux autres. Dans de nombreuses mythologies nous prêtons le pouvoir à certains de parler en langues inconnues - comme la glossolalie chez les chrétiens, les langages de la Pythie ou autres chamanes, la lingua ignota de Hildegarde de Bingen etc. Ces babillages légendaires témoignent du désir d'existence d'un signifiant transcendantal, une langue partagée par tous qui dépasserait son signe auditif ou scriptural. Comment revenir à cette essence primitive du langage , cet avant du langage construit ? Le babillage se situe bien juste avant la construction d'une langue. Les fondations du terrain commun de la compréhension.

 

Babiller appartient également au champ lexical de la petite enfance. Le langage primaire des petits est désigné comme babillage canonique. Canonique, de « canon », la règle en grec. En mathématique, l'adjectif « canonique » qualifie des objets qui semblent être naturels et instinctifs et qui permettent de faciliter des manipulations ultérieures. En informatique, le passage à la forme canonique permet de transformer des données dont plusieurs représentations sont possibles vers un format « standard ».

 

Est-ce que ce babillage, incompréhensible à nos yeux, ne désigne pas une opération de transformation du langage  ? C'est-à-dire la matérialisation de la transformation du signifiant transcendantal en une langue ? À moins qu’il soit la représentation sonore de règles pré-existantes à l’homme avant qu’il n’arrive à exprimer ce qui l’entoure ? Quel est le degré de vérité, c’est-à-dire d’association avec le réel, du babillage  ? Le besoin pour l’homme de construire et d’inventer de nouveaux langages, tout autant par désir de fiction que par utopie politique, témoigne d’une volonté d’extraction du pouvoir coercitif du langage, car malgré tout, le canon des langues, qui est inévitable pour ce qui est de la compréhension, enferme nos modes de pensée dans un dedans du langage. Or, comme beaucoup d’écrivains tendent à le démontrer, il existe également un dehors du langage. Une proposition qui pourrait résider dans l’essence de ces babillages premiers. Le babillage fait-il déjà partie du réel, c'est-à-dire de l'intérieur du langage ou exprime-t-il les limbes d'un ailleurs du langage ? Peut-être n'est-il que la matérialisation de cette frontière ?

 

Ces quelques invitations proposées pour le numéro B de Librarioli, dessinent les contours d'un langage, lui donnant autant d’intonations qu'une langue chantante. Qu'il soit question de l'acte d'écriture, d'oralité, de graphie, d'écoute, ou même de mutisme, chaque contribution, en interrogeant différentes mises en situation du langage, cherche à atteindre le babil convoité.

 

Avec : Clémentine Hougue, Angeline Ostinelli et Sarah Garcin, Cécile Babiole, Pauline La Chacerie, Eugène Blove, Theo Revelen Bernard, Igor Myrtille, Morgan Richard, Simon Restino, Aude Van Wyller, Cédric Esturillo, Joël Jouanneau, Tip Otop et Anna Holveck 

Librarioli n°Achéropoïète

 

publié par le collectif SILO

96 pages

200 ex. Offset

graphisme : Celestin Krier

 

« Les Librarioli, ces ouvriers romains, s'entremettaient dans l'art de bien disposer et décorer les bibliothèques. Ils étaient également en charge de la fabrique, de la contexture du matériel des livres, et donc relieurs par occasion.À notre tour, proposons un arrangement nouveau de certains savoirs et donnons à notre nouvelle collection, bibliothèque en devenir, le nom de ces ouvriers, chers à nos coeurs. »

 

Librarioli est une série de publications périodiques, imaginée par Lou-Maria Le Brusq, par ordre alphabétique. Imaginez un glossaire totalement arbitraire pour rejouer une encyclopédie qui ne serait Ni tout à fait une revue, ni tout à fait une exposition. Ni tout à fait une collection, ni tout à fait un recueil théorique.

 

Pour ce numéro A, Librarioli s’intéresse à l’adjectif «achéropoïète». Qu’est-ce qu’une image non faite de la main de l’homme ? C’est ce que ces treize contributions, proposées par des artistes, graphistes ou écrivains, tentent d’expliquer au travers une déambulation au coeur même du mot.

 

Avec : Guillaume Blanc, Hugo Caillaud, Ines Di Folco, Celestin Krier, Arnauld Le Brusq, Lou-Maria Le Brusq, Cyril Makoul, Sergej Marsnjak, Hubert Marot, Antoine Moreau, Sybil Montet, Florent Roux, Lauren Sanchez-Calero et Paul Soulelis.